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LA
PRODUCTION DE CHOCOLAT A NOISIEL
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Quiconque souhaite
étudier la fabrication du chocolat n'aura, pour réaliser
pleinement son souhait, qu'a visiter l'usine du Chocolat Menier à
Noisiel.
Le visiteur prend le train à la gare de l'Est, à Paris, et 45 minutes après descend à la station d'Émérainville. De cette station, part la ligne à voie normale qui relie l'usine de Noisiel au réseau des chemins de fer. La voie a 8 kilomètres de longueur, elle reçoit de toutes les compagnies les wagons qui amènent la plus grande partie des matières premières, et emportent de Noisiel, dans toutes les directions les produits fabriqués. |
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REFROIDISSEURS Voici la galerie semi-souterraine éclairée par les grandes lunettes de la voûte. Les moules remplis de chocolat arrivent par wagonnets sur deux voies, ils sont amenés à l'extrémité de la chaîne à marche continue, qui les transportent avec une vitesse réglée à l'avance, au travers des espaces de capacité réduite dans lesquels est insufflé de l'air refroidi par des machines à froid, ayant pour objet d'absorber la chaleur du chocolat. Lorsque le chocolat arrive à l'autre extrémité, celui-ci se trouve durci dans les moules, puis transféré par un système de monte-charge à l'atelier de pliage "emballage" au niveau supérieur. Le sol sur lequel circulent les voies est revêtu de carreaux céramiques ornés de fleurs stylisées datant des années 1920. |
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ARRIVÉE DES MATIÈRES PREMIÈRES L'une des grandes
réalisations fût incontestablement la desserte de l'usine
par le chemin de fer et à son raccordement particulierà
la ligne Paris-Mulhouse. Mais la desserte est également fluviale
grâce au port que Noisiel possède. |
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TRIAGES Après avoir
séjourné dans le magasin de stockage, les fèves
passent par wagons dans l'atelier de triage, construit dès
1865 sur la rive gauche de la Marne. |
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A
leur sortie de l'appareil, les graines passent par un conduit descendant
de l'étage, pour arriver sur un pupitre devant les ouvrières
qui vérifient si le travail de la machine a été
parfait. Toutes les précautions sont prises pour ne laisser passer
que des fèves saines, triées grain par grain et impeccablement
nettoyés.
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TORRÉFACTION Après ce
triage, les fèves sont dirigées toujours dans des wagons
à bras vers l'atelier de torréfaction ou "brûlage",
contigu à l'atelier de triage. |
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MELANGE La masse pâteuse
est envoyée dans des conduits qui passent dans une canalisation
souterraine, longeant la rive de la Marne pendant une centaine de
mètres, dans la nouvelle chocolaterie dite "Cathédrale".
Le sucre réduit à l'état de poudre est alors
mélangé au cacao dans un vaste appareil composé
de 2 batteries circulaires unique au monde, qui permet un travail
parfait.
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PESAGE ET MOULAGE Le chocolat, déversé
dans des wagonnets à bras, est conduit par la passerelle jusqu'au
bâtiment de dressage de l'autre côté de la Marne
où il est pesé et moulé. Il passe d'abord dans
un laminoir puis dans une peseuse à cylindre qui le découpe
en tranches au poids des différents modèles désirés
"pesage". Ces morceaux sont ensuite placés dans des
moules qui portent le nom "Menier" gravé au fond
et qui s'inscrit ainsi sur la tablette. |
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PLIAGE Après être passé par une chaîne continue dans les refroidisseurs, le chocolat, rétracté, passe au démoulage puis sur rail, dans l'atelier de pliage. Chaque tablette est d'abord enveloppée d'un papier d'étain puis d'un papier jaune qui porte toutes les indications relatives à la marque Chocolat Menier. Cet atelier est une pièce de 100 mètres de long sur 30 mètres de large sans support intermédiaire. |
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ÉTIQUETAGE Dans un autre atelier, les machines servant soit à imprimer et à coller des étiquettes sur les papiers qui doivent recouvrir le chocolat, soit à fabriquer de toutes pièces les étuis destinés à contenir la poudre. |
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EXPÉDITION |
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Les
paquets obtenus à l'atelier de pliage sont récoltés
dans des wagonnets puis transportés dans l'atelier de fabrication
des caisses . Ces caisses marquées sont ensuite chargées
dans les wagons de la Compagnie des Chemins de Fer et, depuis Noisiel,
transportées dans le monde entier.
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CONCHAGE Pour obtenir une perfection plus grande de la finesse de cette pâte, celle-ci pas à nouveau par toute une série de broyeuses appelées "conches", munis de spirales d'acier en perpétuel mouvement. Ce fouettage mécanique de la pâte, dure un à plusieurs jours, suivant le résultat que l'on désire obtenir, il en résulte une plus grande finesse et l'onctuosité. |
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