Le Collectionneur : 

Achat, consommation et satisfaction 


Gwénaëlle Vandeville

Proposé et amendé par Richard Ladwein

L’achat


Muensterberger explique que « le besoin fondamental de refaire le plein, pour se sentir bien, est temporairement suspendu à une trouvaille ou une acquisition nouvelles. L’euphorie provoquée par un achat heureux se dissipe obligatoirement tôt ou tard.
Une fois que l’objet a été incorporé à la collection et que la sensation affective initiale, la joie, la fierté, la nouveauté se sont émoussées, le souvenir inconscient de désirs anciens refait surface, selon le processus mental du retour du refoulé. La réalité est sans cesse mise à l’épreuve, et le sujet retrouve son impatience caractéristique jusqu’à ce qu’il découvre un nouvel objet »

La qualité

La rareté, l’ancienneté et la provenance
semblent être les 3 facteurs de la qualité d’une pièce.
La rareté, l’importance de l’objet se rattachent davantage
à une représentation narcissique
La rareté des pièces augmente la valeur des objets.
Aussi, les collectionneurs ne choisissent pas tous de collectionner
des pièces rares. Ces derniers doivent avoir besoin de se soulager plus fréquemment. Ils choisiront alors une collection de timbres,
d’ours en peluche, de cartes téléphoniques plutôt qu’une collection
de météorites, de meubles Louis-Philippe.

La rareté tend à augmenter la valeur d’un objet,
on s’attend alors à ce que les collectionneurs recherchent des pièces
difficiles à trouver. Et pourtant, c’est presque le contraire qui se produit.
Il est prouvé que certains collectionneurs ont tendance à se désintéresser de certaines catégories d’objets quand l’offre diminue.
Il est donc capital qu’il y ait un apport plus ou moins régulier.
Cet apport doit être considérer comme un remède magique.

Conclusion

Tous les adultes, à des degrés différents, cherchent des équivalents
à l’amour et à la tendresse qui leur ont manqué dans leur enfance.
Ils s’auto-soignent de différentes façons : dans la religion, en se consacrant à ceux qui ont besoin de soins et de protection, dans le jeu, dans l’alcool,
la drogue, la boulimie, dans une quête interminable pour trouver
une cause ou un objectif à défendre, en pratiquant un sport à outrance,
en se livrant à des activités dangereuses…
ou en devenant collectionneur.
Selon Muensterberger, « il n’existe pas de collectionneur moyen ».
Tous les collectionneurs n’ont pas la même histoire
et donc la même passion.
Tout les collectionneurs n’ont pas la même fièvre, le même engouement …
les mêmes symptômes.

 

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