GASTON MENIER ET SES 4 PETITS FILS VERS 1924

 

ANTOINE

Naissance à Paris le 13 octobre 1904. Il fait ses études au lycée Condorcet
qu'a fréquenté son grand-père, une cinquantaine d'années plus tôt et il obtient son baccalauréat. Passionné d'automobile, il sera détenteur de onze records du monde sur Alfa Roméo. En 1929, il rencontre Renée Vigne au cours d'une course automobile à l'Aigle dans l'Orne. Entre Renée, mannequin vedette d'un grand couturier parisien, et Antoine riche bourgeois héritier d'un immense empire industriel, c'est le coup de foudre. Mais ce rapprochement de classe ne fait pas le bonheur de Madame Georges Menier. Malgré la grande distinction de Renée Vigne, Il faudra attendre quelques années de vie commune pour que Madame mère consente au mariage de son fils. Celui-ci aura lieu bien tardivement en 1961.


"L'aérosport" Voisin et d'Antoine
en 1952 à Verneuil-sur-Seine

Il a 30 ans lorsqu'il doit faire face à un événement qu'on peut qualifier d'extraordinaire,
surtout s'appliquant à un homme de son âge : le château de Chenonceau, ce château qu'habitèrent la favorite d'un roi de France et une reine de France lui échoit au terme d'un acte de partage du 25 juillet 1935, réglant la succession de son grand-père décédé en 1934.
En 1953, Antoine est co-gérant avec son frère Hubert de la société du Chocolat Menier
depuis la mort de leur oncle Jacques. L'entreprise n'est pas au mieux, de nombreux problèmes sociaux, politiques et financiers mettent à mal les deux frères qui n'ont jamais été formés à la gestion d'une telle entreprise. De surcroît, Antoine avait pris la succession de son oncle Jacques à la tête de la municipalité de Noisiel de son vivant en mai 1945. Chenonceau lui coute également une fortune.
Quand Hubert décède en 1959, son fils Jean-Louis et sa fille Pauline ont respectivement dix et huit ans. La guerre de succession engendrée par la veuve d'Hubert, Odette, ne pouvait que fragiliser les intérêts de l'entreprise.
En 1960, Menier doit fusionner avec la société Rozan. La presse parle d'un déficit
de 600 millions pour 1959. En 1965, Menier est racheté dans sa totalité.
Deux ans après, Antoine meurt sans postérité à Paris, le 12 août 1967 à 62 ans.
Son frère Hubert étant décédé depuis 1959, Antoine aura été le dernier des Menier à diriger la firme.


Arrivée d'Antoine à une course de côte

 

C28
lL'aérosport C28 d'Antoine Menier

Avec l'aimable autorisation de Jacques Ponant

 

CLAUDE

On sait seulement qu'il est né à Paris, le 1 mars 1906. De santé très fragile, il resta célibataire. Il eut certainement un côté artistique, comme son père. Ne fit-il pas don au musée du Louvre des boucles d'oreilles en perles poires de l'impératrice Joséphine et ne légua-t-il pas au même musée les superbes bracelets en diamant et rubis de la duchesse d'Angoulême, bijoux qu'il avait personnellement achetés à Londres. Claude aura survécu à ses trois frères.
Il est mort à Paris le 13 avril 1973. Avec son frère Jean, il aura été le seul Menier, au travers de cinq générations, a n'avoir été ni chocolatier, ni homme d'aventure. Mais il n'était pas dénué d'altruisme puisqu'en mourant, il léguait l'intégralité de ses biens à l'oeuvre des Jeunes Infirmes de la rue Lecourbe.

HUBERT

Il naît à Paris, comme tous ses frères, le 12 décembre 1910. Il poursuit ses études secondaires au lycée Carnot de l'hôtel qu'habitent alors ses parents, et en sort bachelier. C'est un lieu commun que de constater qu'il sera co-gérant de la société
Menier et que toute sa carrière sera consacrée à l'industrie chocolatière. A 37 ans il épouse, le 4 juin 1948, Odette Gazay, veuve de Roger Naudy.
Deux enfants naîtront de cette union : Jean-Louis en 1949 et Pauline en 1952. Après la mort de leur oncle Jacques, ils s'installeront au domaine de Rentilly, à deux pas de Noisiel. Il sera le seul veneur de cette génération et aussi, le dernier "Menier-Veneur". La passion de vénerie ne le quittera jamais et, en 1950, il créera près de Chantilly, son propre vautrait qui aura une existence éphémère. En dernier lieu, on le verra suivre en Conpiègne une chasse de l'Équipage "Par Vaux et Forêts", le 2 octobre 1957, à l'issue de laquelle le Maître d'Équipage, le baron James de Rothschild, lui fera les honneurs.
Il mourra moins de deux ans plus tard, le 28 juin 1959 à 48 ans, échappant au spectacle de la fusion puis du rachat de la firme familiale. Sa veuve mourra elle-même 16 ans après, en 1975.

JEAN

Familièrement, c'était Jean IV parce qu'il était le dernier des quatre garçons. Il naquit à Paris le 9 mars 1913. On le trouve, en 1924 élève de l'Institut Saint-Charles de Monceau. Ce doit être le premier Menier à fréquenter un établissement religieux.
L'arrière-grand-père Émile doit tressaillir dans sa tombe. Jean "meurt" à Paris, célibataire, le 11 janvier 1944 à 30 ans.

 

 

De gauche à droite: Antoine, Claude, Hubert, Jean

 

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